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ALERTES EN COURS

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  • 24 au 26/01 : alerte tempête de neige du Midwest US à la province de l'Ontario (Canada)

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b_300_200_16777215_00_images_stories_images_evt_2022_secheresse_france_131022.jpg13/10: Les pluies tombées en septembre ont légèrement atténué la sécheresse que la France subit depuis plusieurs mois. Toutefois, en ce début de mois d’octobre 2022, la situation est encore critique.

Informations spatiales et temporelles sur l'événement

  • Date de début : 08/06/2022
  • Date de fin : 18/10/2022
  • Pays : France [Statistiques du pays]
  • Continent : Europe
  • Sous-continent : Europe Occidentale
  • Localisation fine :
  • Autres pays concernés :
  • Lat / long : 46.5633 / -0.4418

Phénoménologie de l'événement

  • Origine : Climatique
  • Aléa : Sécheresses
  • Péril : -
  • Sous-péril : -

Conséquences de l'événement

  • Nbre de tués : -
  • Nbre de blessés : -
  • Nbre d'évacués : -
  • Nbre d'affectés : -
  • Nbre de sans-abri : -
  • Coût (en millions de $) : ND

Autres informations

 

 

 

13/10: Les pluies tombées en septembre ont légèrement atténué la sécheresse que la France subit depuis plusieurs mois. Toutefois, en ce début de mois d’octobre 2022, la situation est encore critique.

Ce constat peut paraître étonnant de prime abord car, comme le rappelle Météo France dans son point sur la situation au 1er octobre 2022, le mois de septembre « a été marqué par le retour de la pluie sur une grande partie du territoire ».

Les cumuls de précipitations ont même été supérieurs à la normale dans une très grande partie du nord du pays, souvent de plus de 25 % (le reste du pays, notamment le Sud-Est et une partie du littoral atlantique, ont néanmoins connu des déficits pluviométriques).

Mais malgré les précipitations du mois dernier, l’indice d’humidité des sols superficiels (ceux qui se trouvent immédiatement sous nos pieds, ou presque) affiche des valeurs inférieures à la normale de 20 à 60 % sur une grande partie de l’Hexagone  et  ce déficit dépasse même les 60 % sur une partie non négligeable du pourtour méditerranéen.

Les mauvais chiffres structurels sont dus au fait que les derniers mois ont été extrêmement secs. En effet, comme le rappelait Météo France dans son point sur la situation au 1er septembre,  au cours de l’année hydrologique 2021-2022 (septembre 2021 – août 2022), le cumul de précipitations a été déficitaire sur l’ensemble du pays. Sur la France, le déficit a atteint 25 %. 

Un manque de précipitation très important que les pluies d’octobre ne pouvaient de toute façon pas combler à elles seules.

La situation n’est guère plus réjouissante dans les sous-sols français, où de nombreuses nappes phréatiques tirent elles aussi la langue.  Les niveaux des nappes phréatiques à l’entrée d’hiver sont nettement inférieurs à ceux de l’année dernière d'après le Bureau de recherches géologiques et minières (BRGM). Même si elle ralentit, la vidange se poursuit sur une grande partie du territoire, avec une majorité de nappes (dont les niveaux sont) en baisse. Les niveaux sont en hausse ou stables uniquement sur les secteurs arrosés abritant des nappes réactives, notamment au sud et à l’est du pays.

En cette mi-octobre 2022, de très nombreuses restrictions d’usages de l’eau sont ainsi toujours en vigueur, seuls une poignée de départements dans le nord du pays ou dans les massifs étant épargnés.

 

 

25/08 : Les zones en état d'« alerte », elles, commencent à voir poindre des mesures concrètes : les agriculteurs peuvent voir leur consommation d’eau réduite jusqu’à 50 % tandis que les particuliers ne peuvent plus laver leur voiture ou arroser leur jardin qu’à certaines heures. Ces dernières mesures pratiques sont encore plus drastiques au niveau supérieur, celui de l'« alerte renforcée », tandis que les agriculteurs peuvent alors voir leurs prélèvements en eau réduits de plus de 50 %.

L'ensemble du pays est concerné par l'un des quatre niveaux de vigilance, et 78 départements sont placés en crise (localisée ou intégrale), le dernier niveau d'alerte, contre 63 au 9 août dernier.

Dans ces départements, seuls les prélèvements d'eau permettant d'assurer l'exercice des usages prioritaires y sont autorisés, pour la santé, la sécurité civile, l'approvisionnement en eau potable et la salubrité, les prélèvements à des fins agricoles étant proscrits.

Il reste 12 départements en alerte renforcée (localisée ou intégrale), avec une réduction des prélèvements à des fins agricoles supérieure ou égale à 50 % (ou interdiction supérieure ou égale à 3,5 jours par semaine). Et 3 départements en alerte avec une réduction des prélèvements à des fins agricoles inférieure à 50 % (ou interdiction jusqu'à 3 jours par semaine).

Enfin trois départements de la région parisienne sont en situation de vigilance.

Le ministre de l’agriculture a annoncé des premières mesures à destination des agriculteurs et éleveurs victimes d’une sécheresse historique : avances Pac plus importantes, prises en charge de cotisations sociales ou dérogations seront ainsi mises en place, et pourront être complétées très prochainement en fonction de l’évolution de la situation.

 

 

17/08 : Dans un contexte de sécheresse et de canicule, les restrictions préfectorales sont en cours pour l’utilisation de l’eau.

Après plusieurs mois de déficit pluviométrique, de nombreux départements connaissent une sécheresse historique. Conséquence, les préfets ont pris des arrêtés visant à restreindre les usages de l’eau. Mais la situation n’est pas la même dans tous les départements, et tous n’ont donc pas à faire face aux mêmes restrictions.

93 départements sont concernés par une restriction au-delà de la vigilance, sur au moins une partie du territoire : 3 départements sont en alerte, 14 en alerte renforcée et 76 en crise.

Les zones en état d'« alerte », elles, commencent à voir poindre des mesures concrètes : les agriculteurs peuvent voir leur consommation d’eau réduite jusqu’à 50 % tandis que les particuliers ne peuvent plus laver leur voiture ou arroser leur jardin qu’à certaines heures. Ces dernières mesures pratiques sont encore plus drastiques au niveau supérieur, celui de l'« alerte renforcée », tandis que les agriculteurs peuvent alors voir leurs prélèvements en eau réduits de plus de 50 %.

 

 

b_300_200_16777215_00_images_stories_images_evt_2022_secheresse_france_250722.jpg25/07 : Après une semaine sous une chaleur harassante, l'heure est aux constats. Malgré quelques rares averses orageuses - ce qui par ailleurs ne remplit pas les nappes phréatiques - la terre est sèche.  Selon le site gouvernemental Propluvia, 86 départements ont pris des arrêtés limitant l'accès à l'eau, à cause de l'accélération de la sécheresse.

Avec la raréfaction des averses et l'intensification des chaleurs ces trois dernières semaines, l'Hexagone est en alerte sécheresse. Sur les 96 départements, 86 sont concernés par les arrêtés départementaux. De l'Est à l'Ouest, presque aucun n'y échappe. Longtemps protégée, la Bretagne est sous alerte simple ou renforcée, comme 58 autres départements.

Pour les territoires en jaune sur la carte, soit en alerte simple, les restrictions touchent non seulement les agriculteurs avec une restriction inférieure à 50% de leurs prélèvements mais aussi les civils avec interdiction de laver sa voiture, d'arroser son jardin durant les heures les plus chaudes de la journée et de pratiquer des activités nautiques. Pour ceux en alerte orange - alerte renforcée - comme la Meurthe-et-Moselle, les Vosges, le Doubs et le Jura, les restrictions sont les mêmes, mais renforcées. Comme en témoigne la carte, la façade est de la France est particulièrement touchée.

Enfin, 28 départements ont placé au moins une partie de leur territoire en alerte maximale, entraînant la suspension totale des prélèvements d'eau excepté pour les usages prioritaires (santé et sécurité civile). Sont concernés la Drôme, les Bouches-du-Rhône, mais aussi la Loire-Atlantique, la Mayenne, la Sarthe, l'Indre. Le Lot, la Dordogne, le Puy-de-Dôme et les Alpes Maritimes ont, eux, quelques parcelles de terre soumises aux restrictions maximales.

 

 

07/06 : Au 7 juin 2022, 103 arrêtés préfectoraux sont en vigueur et 29 départements sont concernés par des mesures, locales ou non, de restriction de l'usage de l'eau et de l'irrigation. 13 autres départements sont par ailleurs en situation de vigilance. 

Selon le site gouvernemental Propluvia, 29 départements sont soumis à des mesures de restriction de l'eau et de l'irrigation au 7 juin 2022. C'est 5 de plus que le 30 mai dernier. Au total 103 arrêtés sont en cours, contre 91 il y a une semaine.

7 départements sont même déjà en situation de crise localisée (deux de plus que la semaine précédente) : le Loiret, la Loire-Atlantique, la Vendée, la Vienne, les Bouches-du-Rhône, le Tarn et l'Eure-et-Loir. Cela implique un arrêt des prélèvements d'eau non prioritaires, y compris à des fins agricoles, sur des territoires déterminés.

12 départements se trouvent en alerte renforcée sur une partie de leur territoire (3 de plus que la semaine passée), ce qui engendre une réduction des prélèvements à des fins agricoles supérieure ou égale à 50 % (ou interdiction supérieure ou égale à 3,5 jours par semaine). Il s'agit des départements de l'Ain, l'Ardèche, le Rhône, la Dordogne, les Pyrénées-Atlantiques, le Lot, le Var, les Deux-Sèvres, la Charente, la Charente-Maritime, la Sarthe et le Loir-et-Cher.

10 départements sont en situation d'alerte sur la totalité ou une partie de leur totalité. Il s'agit de l'Ille-et-Vilaine, le Maine-et-Loire, l'Yonne, le Territoire de Belfort, la Haute-Savoie, les Alpes-de-Haute-Provence, les Hautes-Alpes, les Alpes Maritimes, le Vaucluse et la Drome. Dans ces départements, une réduction des prélèvements inférieure à 50 % (ou interdiction jusqu'à 3 jours par semaine) est pratiquée.

Enfin, 13 départements sont placés en situation de vigilance intégrale ou localisée, deux de plus que la semaine précédente. 

 

 Analyse hydrométéorologique chronologique de l'événement

Pour les météorologues, la sécheresse exceptionnelle qui sévit en 2022 résulte de la conjugaison de deux facteurs principaux :  Le premier déficit de pluies a eu lieu au pire moment, au moment de la recharge des nappes pendant l’hiver, de septembre à mars, et a été suivi d’un printemps extrêmement sec avec des températures très élevées, ce qui nous conduit à des conditions très sèches.

 L’hiver 2021-2022 est majoritairement doux, sec et plutôt ensoleillé. Les perturbations ont été peu fréquentes sur le sud du pays mais se sont accompagnées de fortes chutes de neige et de précipitations abondantes sur les Pyrénées début décembre puis début janvier, provoquant d’importantes crues et inondations des Landes et des Pyrénées-Atlantiques à l'Ariège.

Les températures sont restées très douces pour la saison une grande partie de l’hiver. À l’échelle de la France et de la saison, la température moyenne de 6,6 °C a été supérieure à la normale 1981-2010 de 1,2 °C.

En moyenne sur la France, le déficit pluviométrique a dépassé 10 %. Le déficit a souvent dépassé 50 % du Languedoc-Roussillon aux Cévennes ainsi que du Var aux Alpes-Maritimes et sur l’est de la Corse. Il a été localement supérieur à 80 % sur l’Hérault et le littoral oriental de la Haute-Corse. Cet hiver se classe ainsi parmi les dix hivers les plus secs sur la période 1959-2022 sur la région PACA, le Languedoc-Roussillon et la Corse.

Le printemps 2022 se classe au troisième rang des plus chauds sur la période 1900-2022 avec une température moyenne à l’échelle de la France de 13,2 °C, supérieure à la normale 1981-2010 de 1,6 °C, derrière 2011 et 2020 (ex æquo 2007). Le mois de mai a en particulier été anormalement chaud et sec avec une température moyenne de 17,8 °C, supérieure à la normale de 2,7 °C, plaçant ce mois de mai au 1er rang des mois de mai les plus chauds depuis 1900, devant mai 2011 (+ 1,9 °C).

Concernant les précipitations, après un hiver déjà peu arrosé, le manque de pluie s’est poursuivi : avec 45 % de déficit de précipitations, le printemps 2022 est également le 3e le plus sec depuis 1959. Le déficit a dépassé par endroits 60 % sur le Massif central, le long du couloir rhodanien et près de la frontière belge. En revanche, les cumuls ont été localement excédentaires sur l’est de la Corse. 

Après un début de mois de juin globalement chaud, une vague de chaleur de forte intensité s'installe sur l’ensemble de pays du 15 au 19 juin, perdurant sur les régions de l’Est jusqu’au 21. De nombreux records de chaleur et de douceur nocturne sont battus. Cette canicule est la plus précoce observée en France.

Le mois de juillet est marqué par un épisode caniculaire sur la France. À l’échelle de la France, avec une température moyenne de 23.2 °C soit 2.1 °C de plus que la normale, juillet 2022 se classe au troisième rang des mois de juillet les plus chauds depuis le début de XXe siècle, derrière juillet 2006 (+3.3 °C) et juillet 1983 (+2.3 °C), ex-æquo avec juillet 2018. Il se classe même au deuxième rang en ce qui concerne la température maximale moyenne avec 30.0 °C soit 3.4 °C au-dessus de la normale, derrière juillet 2006 (+3.9 °C). Le 18 a été la journée la plus chaude jamais enregistrée en France tous mois confondus avec une température maximale moyenne de 37.6 °C soit 10.8 °C de plus que la normale. De nombreux records absolus ont été battus.

Sur le plan pluviométrique, un déficit de près de 85 % par rapport à la normale 1981-2010 est constaté en juillet. Ce mois est ainsi le plus sec sur la période 1959-2022 à l’échelle nationale. Il se classe au second rang des mois les plus secs tous mois confondus derrière mars 1961, déficitaire de près de 90 % avec 7,8 mm en moyenne sur le pays.

Sur le plan hydrologique, après le mois de juin, la situation tend toujours à se dégrader au mois de juillet. Le nombre de stations hydrométriques présentant un débit moyen mensuel proche ou supérieur à la normale reste toujours inférieur à 10 %, avec seulement 8 % des stations présentant une hydraulicité supérieure à 80 % du débit moyen interannuel rencontré sur le mois de juillet (valeur identique en juin). Près de la moitié des stations présentent une hydraulicité inférieure à 40 %, la situation étant particulièrement critique en Auvergne-Rhône-Alpes, PACA et Pays de la Loire et qui s’aggrave désormais en Bretagne, Lorraine et Bourgogne-Franche-Comté.

Les réserves sont au plus bas fin août de sorte que des centaines de petites communes, mais aussi des villes comme Besançon, Chambéry, Chartres, Gérardmer (Vosges) ou Nantes, ont connu ou connaissent encore des situations de tension pour leur alimentation en eau potable. Au 1er septembre, environ un cinquième des canaux et des rivières était concerné par des restrictions d’usage et près de 1 000 km étaient fermés à la navigation (14,8 % du réseau).

Au mois de septembre, suite aux nombreux passages pluvieux, la sécheresse extrême des sols superficiels s’est atténuée sur une grande partie du pays mais est restée sévère par endroits au nord de la Seine, sur la façade atlantique, le pourtour méditerranéen ainsi que le nord et l’est de la Corse. Mais comme les sols continuent d'être extrêmement compacts et secs, ils favorisent le ruissellement, au détriment de l’infiltration de l’eau, condition nécessaire pour recharger les nappes, qui jouent le rôle de réserves souterraines. Le BRGM pronostique qu’à l’entrée de l’hiver 2022-2023, les niveaux des nappes seront nettement inférieurs à ceux de l’année précédente et recommande de maintenir les restrictions d’usage de l’eau. Au 15 septembre, 96 départements – la totalité de la métropole, Paris y compris –sont en état de vigilance, d’alerte ou pire, dont 77 sont en crise.

Un nouvel épisode de chaleur est attendu dans le Sud-Ouest dès le 15 octobre et devrait se poursuivre la semaine suivante sur la quasi-totalité du pays. Le temps, plutôt sec et ensoleillé, est peu propice aux pluies, malgré quelques précipitations attendues localement, alors qu’il faudrait un automne et un hiver pluvieux pour lutter contre la sécheresse.

Le déficit pluviométrique constaté est important, mais toutefois inférieur à celui de 1976 : 294,2 millimètres de pluie jusqu’au 7 août, contre 332,5 mm en moyenne en 1976. Toutefois une plus forte chaleur a largement contribué à l’assèchement des sols :  Les températures du printemps 2022 [avril à juillet] étaient supérieures de 1,7 °C en moyenne à celles du printemps 1976, ce qui a amplifié le phénomène d’évaporation . Le mois de juillet 2022 est ainsi le plus sec jamais enregistré depuis 1959, soit le début des mesures. Selon les données de Météo France, il n’a plu que 9,7 millimètres entre le 1er et le 31 juillet 2022, contre 90,8 mm en 2021, soit dix fois plus. Les précédents records à la baisse de précipitations au mois de juillet étaient 1963 (24,7 mm), 1967 (29,4 mm), 1979 (27,5 mm) et 2019 (16,7 mm).

L'indice d’humidité des sols, qui est l’un des indicateurs de la sécheresse, est en dessous du niveau de la normale (valeur moyenne sur la période 1991-2020) depuis le 19 janvier, et la situation n’a cessé de se dégrader depuis. Depuis le 17 juillet, cet indice a atteint le record du niveau de sécheresse lors du même jour des années précédentes. Et depuis le 6 août 2022, il a même dépassé le record national absolu de sécheresse observé depuis 1958, au-delà du niveau de l’été très sec de 1976.

 

 

 

 

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